CLOTÛRE

Ce qu’ils retiendront du Festival

Les prix ont été attribués et le Festival des 4 écrans est terminé. Que retiendront les conférenciers, jurés et visiteurs de cette troisième édition ? Réponse en images et en sons.


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Alexia Eychenne, Ivan Valerio.

PALMARES

Et les gagnants sont…

La cérémonie de clôture du Festival des 4 écrans, présentée par Maïtena Biraben herself, se tenait aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de France. Le film du Danois Anders Ostergaard “Burma VJ: Reporting from a closed country” est le grand vainqueur de cette édition: il remporte le Grand prix des 4 écrans, ainsi que le prix du jury Jeunes.

Cet après-midi, la très célèbre académie des Oscars annonçait déjà la couleur. En nominant le film “Burma VJ: Reporting from a closed country” dans la catégorie meilleur documentaire, l’air de la victoire commençait déjà à souffler pour le danois Anders Ostergaard, réalisateur du film (lire son interview). C’est donc chose faite, puisque son film, qui traite des atteintes à la liberté d’expression en Birmanie, a remporté le Grand prix du festival, ainsi que le prix du jury Jeunes.

Lors de la remise du prix, Maung Too, journaliste à la Democratic Voice of Burma, a exprimé son émotion lorsqu’il a reçu le prix: “Je suis heureux et triste en même temps. Dans mon pays c’est très compliqué d’être reporter. Et je pense à tous ceux qui tentent d’exercer ce métier là-bas. La plupart de mes amis cameramen et journalistes sont en prison. Certains sont torturés par les membres du gouvernement. La situation que vous avez vue dans le film empire chaque jour, encore et encore.” Akhenaton, président du jury, a souligné l’importance de “parler des problèmes en Birmanie. C’est quelque chose de vital. Et le cinéma le permet.

L’autre grand gagnant de ce palmarès est une gagnante. Et elle s’appelle Laura Halilovic. La réalisatrice italienne du film “Me, my gipsy family and Woody Allen” (lire la critique) a remporté l’écran d’or du prix des Longs-métrages. Cette très jeune femme (19 ans) raconte la vie de la population Rom à la périphérie de Turin, en brossant le portrait de sa famille.

Très surprise lorsqu’elle a reçu son prix des mains de Bianca Li (“Vous êtes sûrs de ne pas vous être trompés?”), Laura Halilovic a déclaré espérer “pouvoir continuer de parler de mon peuple au-delà de ce documentaire“. C’est bien parti pour…

Le prix phone-reporters a quant à lui été remis au film “Un immigré clandestin expulsé comme un mouton“, du sénégalais Lamine Mbegue. Chose rare dans cette compétition, le nom du réalisateur était connu des organisateurs. Il n’était pas présent à Paris pour recevoir son prix. Son film nous montre la “capture” d’un immigré  en Espagne et son ligotage par les autorités, qui le forcent à monter dans un avion en partance pour Dakar. Le jury a tenu à saluer l’originalité du film, “le seul à avoir un contrechamp” (la réaction des autres voyageurs de l’aéroport).

Dans la toute fraîche compétition Web-films, c’est “Living with infidels“, d’Aasaf Aimapore, qui a reçu l’écran d’or. Ce film aborde avec humour les tentations occidentales de terroristes en germe.

Après la cérémonie, le président du festival Hervé Chabalier a salué “un festival qui ne se prend pas au sérieux” et dont “la moyenne d’âge est de 23 ans“: “Les jeunes ont dominé et se sont appropriés ce festival, et c’est tant mieux !

Thibaut Pézerat et Morgane Prevost

Palmarès complet:
-Prix Phone Reporters: “Un immigré clandestin expulsé comme un mouton” Lamine Mbegue, Espagne
-Prix Web-Films: Ecran d’Or: “Living with infidels” de Aasaf Aimapore
-Ecran d’argent: “Camera War”, Lock Kowalski, France/Etats-Unis
-Prix du Jury Jeunes: “Burma: Reporting front a closed country”, Anders Ostergaard, Danemark
-Prix des longs-métrages: Ecran d’or: “Me, my gipsy family and Woody Allen”, de Laura Halilovic, Italie
-Ecran d’argent: “Coach”, de Joram Lürsen
-Grand prix des 4 écrans: “Borma VJ: Reporting front a closed country”, Anders Ostergaard, Danemark

Ø

INTERVIEW

Akhenaton et ses écrans

Les étudiants en 2ème année du Celsa mettent un point final à leur couverture du Festival du 4 écrans avec l’interview du président du jury, Akhenaton. Le réalisateur et rappeur marseillais du groupe IAM évoque ses premiers souvenirs de télévision et son rapport à Internet.

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Mouloud Achour face à son image

Mouloud Achour? Mais si, c’est le chroniqueur ès “musique de djeun’s” au Grand Journal de Canal Plus. LA caution “ghetto” de la chaîne… Enfin, un côté banlieue qui reste très soft et consensuel. Résultat, Mouloud Achour traîne une image de gentil comique, et il le vit bien. Nous avons demandé aux lycéens du jury jeunes du festival ce qu’ils pensaient de leur président, Mouloud Achour. Puis nous avons confronté l’idole des jeunes à son image.
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CONFERENCE

Crise de la presse : survivre en s’inspirant de Darwin

La conférence-débat du vendredi matin au Festival des 4 écrans portait sur l’apport du numérique à la presse écrite. Le débat s’est focalisé sur le futur des journaux et de l’information. Si tous les intervenants sont d’accord que rien ne sera plus comme avant, peu savent encore ce qu’il adviendra dans l’après.

«Les grands journaux sont des dinosaures en passe de disparaître. Certains vont évoluer pour se transformer en oiseaux, mais la majorité va mourir. L’avenir est aux petits mammifères, capables de s’adapter aux changements d’environnements », a déclaré Nick Bilton, chercheur au New York Times Research and Development Lab, en visioconférence depuis New-York. L’image peut sembler lugubre mais elle a été reprise plusieurs fois par les autres intervenants du débat. Chris Lloyd, rédacteur en chef du Daily Telegraph, va même juste qu’à citer Darwin : «Ce ne sont pas les modèles les plus forts qui survivront, ni même les plus intelligents, mais ceux qui sont les plus aptes au changement.»

Point de salut sans valeur ajoutée

Pour survivre à cette «crise du crétacé-tertiaire» de l’information, il faut donc changer. Le modérateur du débat et directeur de la rédaction de l’Expansion Bernard Poulet ainsi que les intervenants ont longuement questionné Nick Bilton sur son travail au NYT Lab. Ils semblaient attendre de ses réponses une solution à la crise actuelle, comme si le chercheur concoctait dans son laboratoire le vaccin qui permettrait à la presse quotidienne de survivre. Pierre Haski de Rue89 lui a demandé quel contenu pourrait être facturé aux lecteurs, Eric Villemin des Echos a souhaité savoir si les grands quotidiens garderaient autant de journalistes au sein des rédactions.  Parmi les voies de salut une en particulier émerge : la valeur ajoutée, à savoir un traitement de l’information approfondi et de qualité.  C’est l’atout le plus susceptible d’être monnayé  et de trouver un large public.

Diversifier les sources de revenus

La solution à la crise ne passera en tout cas pas par le gratuit, passé de mode comme l’a rappelé Eric Villemin. Ce dernier a préféré ne pas s’appesantir sur l’initiative du magnat des médias Rupert Murdoch, qui après avoir acheté le Wall Street Journal il y a deux ans avait rendu son contenu en ligne totalement gratuit. Il a changé totalement d’approche cet été en optant pour le tout payant.

Pas d’hésitations en revanche sur la diversification des sources de revenus, rendue nécessaire par la chute du marché publicitaire.  Rue89 s’y est déjà mis. Le “pure player” vit en partie de la création de sites internet pour des entreprises ou des collectivités, et compte bientôt proposer des services payants comme de la formation professionnelle. Il  ne renonce pas pour autant à attirer les annonceurs puisque des formes nouvelles de publicité vont être testées (deux nouveaux «murs»).

Aux Etats-Unis, des journaux plus chers et des rédactions réduites

Pour d’autres, le temps est moins à la diversification des recettes qu’aux économies. Les Échos ont ainsi suivi l’exemple du Daily Telegraph en créant une rédaction intégrée où chaque journaliste produit pour le papier, le net et le mobile. Aux Etats-Unis où les quotidiens sont à très bas coût et sont financés à 80 % par la publicité, le frein à la crise pourrait s’inspirer de la presse européenne et française, a expliqué Nick  Bilton : des journaux plus chers, moins dépendants du marché publicitaire, et des rédactions réduites.

Bernard Poulet a résumé l’ensemble des interventions en expliquant que le journal papier n’est plus aujourd’hui qu’un des éléments de la production d’information. Il est selon lui moins question de savoir comment les médias vont survivre que de garantir l’existence d’une information de qualité.

A la sortie de la conférence, l’optimisme n’était pas plus de mise que dans son livre : Ecoutez BernardPoulet

Thibault Chaffotte et Laurent Genin

INTERVIEW

La RNT parasitée

Le développement de la radio numérique en France patine. Dernier coup dur : le rapport Tessier, qui remet en question son développement.

La radio numérique, cinquième écran ? La RNT permettrait « d’améliorer la qualité du son, la couverture géographique et d’enrichir les services », selon Yannick André-Masse, défenseur du passage au numérique et PDG de VDL , entreprise spécialisée dans la diffusion radiophonique. Mais pour en arriver là, les nouvelles ondes ont encore du chemin à faire. La RNT enchaîne, avec difficulté, les obstacles. Le rapport Tessier, commandé par le ministère de la Culture à l’ancien dirigeant de France Télévisions affirme qu’il est « encore temps de s’interroger sur l’opportunité » de ce projet. Marc Tessier met en évidence le coût du projet, son financement et les incertitudes qui l’entourent. Entre la radio numérique terrestre, et la radio analogique telle qu’on la connaît aujourd’hui, Sébastien Troquier, du Syndicat des Radios On-Line (SYROL), croit à une solution alternative. Pour lui, la RNT « coûte trop cher », il croit plutôt “à la diffusion multi-support du flux radiophonique, par Internet, sur mobile ou sur récepteur Wi-Fi ».

Yannick André-Masse, diffuseur, et Sébastien Troquier, du Syndicat des Radios On-Line (SYROL), avancent leurs pions dans une interview croisée.

Le rapport Tessier soulève le problème du coût de mise en place de la RNT, en pleine crise, n’arrive-t-elle pas au plus mauvais moment ?

Yannick André-Masse : Encore faut-il avoir les bons chiffres ! Nous sommes diffuseurs et selon nous les prévisions du rapport sont trois fois supérieures au coût réel. Quand on annonce 7 millions d’euros pour une couverture de 85% de la population, on est trois fois au dessus du coût réel, qui avoisine plutôt les 2 millions d’euros pour la couverture. Ça n’empêche pas qu’il faut pouvoir financer quand même ces 2 millions. Pour les grosses radios, pas de problème, mais la question se pose pour les associatives et pour les radios commerciales de petite ou moyenne taille. Les associatives sont dépendantes des subventions, donc ça dépendra de l’Etat. Pour les autres, il y a un vrai problème.

Sébastien Troquier : Pour nous, il faut compter à peu près trois fois le prix d’une diffusion FM, puisqu’il faut trois émetteurs pour couvrir une ville. C’est donc trop cher alors qu’une diffusion par Internet coûte nettement moins. Et au-delà du coût, il y a très peu de récepteurs encore. Donc diffuser à vide ne sert pas à grand chose.

La norme choisie par la France (T-DMB) est-elle un problème ?

S. T : C’est un vrai souci cette norme, ce n’est pas une norme de radio mais une norme de télévision. On se demande un peu pourquoi on a fait ce choix. Mais pourquoi pas, le problème c’est que pour le moment il n’y a pas de récepteur qui existe et l’offre ne va pas être augmentée, ou très peu.

Y.A.-M. : Cette norme donne des possibilités à la radio, en l’ouvrant sur l’image. Cette problématique de la norme est une fausse problématique, aujourd’hui les tuyaux sont capables de porter l’ensemble des normes et les fabricants de récepteurs incluent des receptions avec toutes les normes. Donc pas de problème à la diffusion, ni a la réception. La question de la norme relève d’un choix politique. On a du DMB, si demain on veut mettre du DMB+ en France, ça ne posera aucun problème technique.

La diffusion multi-supports des flux radios (Internet, téléphone, récepteurs Wi-Fi) entre-t-elle en concurrence avec la radio numérique?

Y. A.-M : Non c’est complémentaire, car si c’était concurrent c’est que ça pourrait le remplacer totalement. Or aujourd’hui une diffusion hertzienne n’est pas remplaçable totalement par une diffusion internet, ou alors il faut mettre de la 3G partout ce qui n’est pas le choix des opérateurs téléphoniques. Par ailleurs, il faudrait que 2 ou 3 millions de personnes (l’audience cumulée des radios nationales) puissent se connecter sur plusieurs serveurs en même temps et écouter la même station en même temps. Aujourd’hui la radio s’ écoute en mobilité et l’Internet a encore des gros progrès à faire au niveau technique. En terme de concurrence aujourd’hui, il y 40-50 radios, qui vont se retrouver avec des milliers de radios sur internet. La locale ou l’associative qui voudrait exister dans un paysage à 50 radios c’est possible, avec un millier, je ne vois pas comment.

S.T. : Nous on peut se considérer déjà comme radios numériques parce qu’on diffuse un signal numérique sur internet. D’autant plus que, pour nous, les récepteurs existent déjà, pratiquement tout le monde a Internet et on a à disposition des iPhone ou la radio Wi-Fi. Donc on pense proposer une alternative entre la radio analogique et la radio numérique. On n’est pas des concurrents de NRJ ou d’une autre radio. On est plus sur des offres alternatives: soit sur des thématiques qui n’existent pas en FM, soit sur des thématiques qui existent en FM mais avec moins d’inconvénients que sur la FM, c’est-à-dire pas forcément avec des animateurs qui sont là pour parler dix secondes et faire de la promo pour la radio ou pas avec des tunnels de pub.

Propos recueillis par Corentin Bainier et Ivan Valerio.

INTERVIEW

Hervé Chabalier: “Si le journalisme disparaît, ce sera la faute des journalistes”

Sommes-nous tous journalistes? Le numérique peut-il sauver la presse? Twitter, blogs, vidéos amateurs  bouleversent les méthodes de travail des journalistes ces dernières années. Hervé Chabalier, président du Festival des 4 écrans et grand reporter, apporte quelques éléments de réponse sur l’avenir du journalisme.

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Catherine Monin et Lorraine Gublin

REACTIONS

« Distanz »: la parole au public

« Bestial », « bizarre », « choquant »? Après la projection du premier long-métrage du réalisateur allemand Thomas Sieben “Distanz”, pour le deuxième jour du Festival des 4 écrans, les spectateurs hésitent entre intérêt et malaise.

Écoutez les réactions du public:

Alexia Eychenne

A lire aussi: la critique du film “Prise de Distanz”

CA CRITIQUE

“The Afghan Diaries”, avoir 20 ans et faire la guerre

Le photojournaliste danois Henrik Kastenkov présente “The Afghan Diaries” (Les Carnets Afghans), un web-documentaire dans lequel il retrace un an et demi  de la vie de deux soldats danois, Johannes et Ronni, partis pour l’Afghanistan.  Court mais efficace.


Le web-documentaire peut être court, simple et réussi. Et Henrik Kastenskov le prouve. En 20 minutes et trois chapitres, il raconte l’Afghanistan de deux soldats danois, leur préparation, leur mission dans le Helmand afghan et leur retour au pays.

On pourrait croire avoir tout entendu et tout lu sur l’Afghanistan. Mais on en sait finalement peu sur la vie des soldats sur place. Les journaux intimes et les notes de terrain de Johannes et Ronni, lus a haute voix par-dessus les photos de Kastenskov, donnent une image de la guerre qu’on ne soupçonne pas forcément. “Chouette, on fait les sacs” écrit Ronni, impatient de partir mettre en pratique ce qu’il a appris pendant un an d’entraînement. « Et c’est parti ! », s’enthousiasme-t-il encore au moment de sa première confrontation armée avec les talibans. De son côté, Johannes confie que “l’envie de revanche” donne une énergie insoupçonnée, lorsqu’il s’agit de repartir  à la traque de talibans qui ont échappé à l’attaque danoise la veille.

Pas mort pour rien

Kastenskov informe mais émeut aussi son public. «  Morten n’est pas mort pour rien, son décès a soudé les autres gars du bataillon » dit Johannes. Les extraits des journaux sont dits avec une voix faible et presque monocorde, juste ce qu’il faut pour rendre l’impression d’intimité entre le spectateur et le soldat. Des voix entrecoupées d’explosions, de bruits d’armes, d’ambiances au campement, à l’entraînement.

Mais les Afghan Diaries ne seraient rien sans l’excellente patte photographique de Kastenskov. Avec une centaine de clichés il donne à voir ce que les soldats ont à dire, et de belle manière : le réalisateur alterne portraits et plans larges,  des clichés des paysages incroyables d’Afghanistan, multiplie les contrastes comme dans cette photo où un camion militaire passe devant un champ de fleur.

Programme de retour

Le témoignage est aussi celui du retour  au Danemark. Kastenskov n’hésite pas à zoomer sur les blessures de Ronni, son genou sévèrement amoché, cicatrisé et recousu. Pour Johannes, c’est la blessure du retour qui est difficile à cicatriser :  « On est entrainés pour la guerre » dit-il, mais pas pour en revenir.

Le seul reproche qu’on pourra faire à Kastenstov, c’est que son web-documentaire soit si court et ne fasse qu’effleurer nombre d’aspects de cette guerre à part. Mais on ressort forcément ému, on réfléchit et on pense à Prévert : quelle connerie la guerre.

Corentin Bainier

Henrik Kastenskov parle de son web-documentaire:

« En 2007, il y a eu un accident dans une base d’entraînement au Danemark. Je me suis rendu compte qu’on parlait très peu voire pas du tout des soldats danois engagés en Afghanistan. J’ai pris contact avec des responsables d’une base d’entraînement, afin de trouver deux soldats qui accepteraient de se faire suivre de leur préparation à leur retour au Danemark, c’est comme ça que j’ai rencontré Johannes et Ronni. J’avais déjà voulu suivre de jeunes soldats lors de la guerre en Irak, mais ça n’intéressait étrangement personne. Ce que je voulais , c’était avoir un témoignage sur ce que ça fait, de vivre une expérience pareille quand on a à peine plus de 20 ans. C’est aussi pour ça que j’insiste autant sur le retour au pays que sur le moment de la guerre lui-même ».

INTERVIEW

Paco Wiser et le jeu de l’amour

L’amour encore, l’amour toujours, l’amour vu et revu. Pourtant Paco Wiser, réalisateur de “Rosalinde”, ose s’attaquer à ce sujet sensible, en donnant la parole à des hommes et des femmes rencontrés un peu n’importe où, dans la rue ou dans des cafés. Une série web originale, mais qui ne convainc pas tout le monde : parole à l’auteur.

Droit de réponse de Paco Wiser

Droit de réponse de Paco Wiser

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Maud, spectatrice conquise, explique pourquoi elle a aimé “Rosalinde”:

Maud, spectatrice conquise par \\\"Rosalinde\\\"

Maud, spectatrice conquise par \\\"Rosalinde\\\"

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Fabienne Bruere, Fleur-Anne Ruchmann