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Bakchich, le pari du papier

Le site d’information Bakchich a lancé le 23 septembre dernier une déclinaison papier, sous la forme d’un hebdomadaire. Une  initiative inédite pour un « pure player » en France, et un succès commercial mitigé.

Après quelques numéros, Bakchich Hebdo est à la peine. En cessation de paiement depuis un mois, le tribunal de commerce l’a placé le 8 novembre dernier en redressement judiciaire. Cette nouvelle semblait annoncer la disparition du titre bi-média. Xavier Monnier, son fondateur, explique qu’au contraire cette mesure va permettre au journal de se maintenir :

Gagner du temps et de la visibilité pour espérer redresser la barre. Mais d’ores et déjà Xavier Monnier se félicite du travail reconnu de l’hebdomadaire et, au passage, ironise sur un éditorialiste bien en vue dans les médias :

Malgré des débuts prometteurs l’hebdomadaire n’a pas encore trouvé son public. Les ventes se situent actuellement aux alentours de 15 000 exemplaires. Pourtant Xavier Monnier se montre confiant. Pour le directeur de la publication, il ne manque pas grand chose pour que Bakchich atteigne son point d’équilibre.

Dans ce contexte difficile, la mise en place d’aides financières pour les éditeurs de presse en ligne est la bienvenue. En 2010 elles atteindront au total plus de 20 millions d’euros. Un bon bol d’air pour des « pure players » comme Bakchich.

Avec 800 000 visiteurs uniques pour son site internet, Bakchich a de quoi être satisfait. Seulement, les recettes publicitaires (2000 euros par mois) sont en baisse depuis cet été. Les abonnements ne vont pas très fort non plus (ils rapportent 14 000 euros par mois). L’hebdomadaire pourrait être une  solution aux difficultés financières. Xavier Monnier rejette cette idée. Pour lui le journal a une autre finalité :

Nicolas Beau, le directeur de la rédaction, tient lui un discours bien différent :

Bakchich n’est pas le seul a avoir pensé au papier comme source de financement. Edwy Plenel s’intéresse aussi à cette possibilité. Son site, Mediapart mis en place en 2008, aurait levé deux millions d’euros pour lancer la déclinaison « print » de son site d’information payant.

La papier que l’on disait mort pourrait bien prendre sa revanche. Allié à des sites d’information en mal de revenus, il pourrait leur offrir le moyen d’exister de manière pérenne. Reste à savoir si les clients des kiosques accepteront de payer ce que les internautes ont du mal à faire.

Thibault Chaffotte, Laurent Genin, Alexia Eychenne et Sophie Simon

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