//
vous lisez...
cinéma

Ajaccio, chien fou et boulette majuscule

Après le bus bloqué sur la ligne d’arrivée samedi, c’est un chien suicidaire qui a failli provoquer un sympathique carambolage dimanche, dans les derniers kilomètres de la deuxième étape, pourtant suffisamment animée comme ça, entre Bastia et Ajaccio. A quatre bornes de l’arrivée, un fox-terrier blanc de type Milou a semblé vouloir mettre fin à ses jours en se figeant au milieu de la chaussée face au peloton qui débarquait à vive allure, avant de changer d’avis à la dernière seconde et de se carapater sur le bas-côté. Une version alternative de l’incident raconte que le toutou aurait en fait souhaité la mort de son maître, et pensait parvenir à ses fins en l’incitant à venir le chercher au milieu de la route. Jugez-vous même.

Après avoir pu obtenir des explications du pauvre chauffeur de Bastia dimanche matin, En Danseuse tentera aujourd’hui de retrouver le pauvre clébard d’Ajaccio pour recueillir les siennes, promis.

La question trotte désormais sous tous les casques : après le bus et le chien, à quel obstacle le peloton va-t-il avoir droit lundi, lors de la troisième étape, entre Ajaccio et Calvi ? Une pluie de grenouilles ? Un éboulement des roches de granit surplombant les merveilleuses calanques de Piana ? Peut-être plus simplement l’un des virages de la descente du dernier col du jour, celui de Marsolino, qui a connu à lui seul une quinzaine de chutes lors du dernier Tour de Corse, à en croire le directeur de l’épreuve, Dominique Bozzi.

 

 

 

LA RISIBLE MÉPRISE IRIZAR

Le spectacle offert par la dernière étape-carte postale de Corse promet de contenter autant les lecteurs de L’Équipe que les groupies de Yann-Arthus Bertrand. On espère simplement pour les téléspectateurs de France Télévisions que le duo de commentateurs aura révisé ses fiches et ajusté ses lunettes. C’est moche de taquiner des confrères, mais Thierry Adam et Cédric Vasseur viennent de placer la barre tellement haut en termes de boulette… La beauté de la deuxième étape du Tour dans la moyenne montagne corse, également imputable à la succession d’offensives – notamment françaises (Kadri, Voeckler, Rolland, Gautier) -, leur doit beaucoup. Voici le commentaire du dernier kilomètre de l’étape, qu’un coureur parvenu à s’extraire d’un groupe d’échappés était en train d’achever en solitaire :

Thierry Adam : « Attention à Irizar, c’est un bon coureur contre la montre, donc c’est forcément parfait pour lui dans le final. Markel Irizar, le coureur espagnol ! (…) Est-ce qu’on va avoir une victoire espagnole ici à Ajaccio ? Peut-être.

Cédric Vasseur : C’est bien parti. (…)

Thierry Adam : Et le voilà, seul, en solitaire, il a tiré son épingle du jeu ! Ce sera une formidable victoire pour Markel Irizar, le coureur espagnol de l’équipe RadioShack qui, là, trouve un terrain inhabituel pour lui, c’est surtout dans la montagne qu’on le voit, il fait des grands bouts de route, mais rouler comme ça, il sait le faire (…). Peter Sagan revient dans sa roue, mais c’est la victoire pour Irizar ! La victoire pour le coureur espagnol, inattendue, c’est sûr. Markel Irizar ! Non seulement il gagne la deuxième étape du Tour de France, ici, à Ajaccio, mais en plus, Irizar, Markel Irizar va s’emparer du maillot jaune ! Le dernier Maillot jaune espagnol, c’était Alberto Contador en 2009.

(Silence de trente secondes. Le classement qui apparaît à l’écran nous apprend que le vainqueur du jour n’est pas l’Espagnol Markel Irizar, dossard 47 de l’équipe RadioShack, mais le Belge Jan Bakelatns, dossard 42 de la même équipe)

Thierry Adam : Eh, c’est Bakelants qui gagne ?! C’est Jan Bakelants.

(Silence à peine embarrassant de vingt secondes)

Cédric Vasseur : Oui, j’ai eu un doute, Radio Tour nous avait annoncé Irizar, eh bé non. Donc c’est bien une victoire belge sur le routes su Tour de France.

(silence pas du tout embarrassant de trente secondes)

Thierry Adam : Et c’est Michal Kwiatkowski, hein, qui fait troisième. »

(Voici le lien vers la vidéo, à regarder à partir de 2h28’35)

Publicités

Discussion

Une réflexion sur “Ajaccio, chien fou et boulette majuscule

  1. le chien au milieu de la route aurait pu créer un accident magistral et blesser les coureurs

    Publié par charlène | jeudi 18 juillet 2013, 4:50

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :